Nos conseils pour un déménagement hivernal réussi

Vous avez acheté une nouvelle propriété en hiver, félicitations! Sauf que, conclure l’achat d’une propriété en hiver entraîne souvent une série de décisions rapides, dont le déménagement fait partie. Entre la signature, les délais et les conditions hivernales, cette étape révèle rapidement le niveau de préparation réel derrière le projet immobilier. Neige, froid et imprévus font partie du décor, mais un Déménagement hivernal au Québec ne se résume pas à une contrainte logistique. Bien anticipé, il peut aussi devenir un levier pour mieux gérer les coûts et limiter le stress lié à l’installation.

Un déménagement hivernal au Québec sera moins cher

La majorité des ménages québécois privilégient l’été pour déménager. Cette concentration crée une forte demande entre la fin juin et le début juillet, ce qui fait grimper les prix et limite la disponibilité des entreprises de déménagement. Par contre en hiver, la situation s’inverse, les déménageurs reçoivent moins de demandes, à l’exception de certaines périodes comme le temps des Fêtes, ce qui se traduit par des tarifs plus avantageux et une plus grande flexibilité dans les horaires.

Selon l’Association canadienne des déménageurs, les périodes hors pointe permettent fréquemment de négocier de meilleurs prix et d’obtenir un service plus personnalisé. Pour les acheteurs qui viennent de conclure l’acquisition d’une propriété, ces économies peuvent représenter une marge de manœuvre appréciable pour absorber les frais liés à l’installation, aux ajustements ou aux rénovations.

Cela dit, un déménagement hivernal exige une préparation rigoureuse. Tous les déménageurs ne possèdent pas la même expérience en conditions hivernales. Voici comment comment s’assurer de faire les bons choix.

Déménagez en toute sécurité

Les entrées, trottoirs, escaliers et allées doivent rester dégagés. On ne veut pas de la neige et de la glace, pour éviter le risque de chutes et de blessures, tant pour vous que pour les personnes qui vous aident.

Le matin du déménagement, vous gagnez à pelleter soigneusement et à épandre du sel ou du sable aux endroits stratégiques. Selon la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail, les chutes sur surface glacée figurent parmi les principales causes d’accidents.

Gardez à portée de main vos pelles, votre sel de déglaçage et même des crampons antidérapants. Vous éviterez ainsi de fouiller dans des boîtes déjà chargées dans le camion.

Protéger la propriété et gérer la température intérieure

Lors d’un déménagement hivernal, vous ouvrez fréquemment les portes entre l’intérieur et l’extérieur, ce qui fait rapidement chuter la température. Et la neige, l’eau et le sel entrent facilement dans la propriété si vous ne prenez pas certaines précautions dès le départ. En installant des couvre-planchers temporaires, vous protégez efficacement les surfaces comme le bois, la céramique et les tapis contre l’humidité et l’abrasion.

Vous gagnez aussi à ajuster le thermostat avant l’arrivée des déménageurs. En maintenant la température autour de 15 degrés dans la propriété où vous emménagez, vous réduisez les chocs thermiques causés par les portes ouvertes à répétition. Cette approche limite également la surchauffe inutile et crée un environnement plus confortable pour les personnes qui effectuent des efforts physiques soutenus.

En prenant ces mesures simples, vous protégez votre investissement immobilier et vous facilitez le déroulement du déménagement dans des conditions plus sécuritaires et agréables.

Comment protéger vos biens sensibles au froid

<p><p><p><p><p><p><p><p><p><p>Certains biens réagissent mal aux températures hivernales. Les plantes figurent en tête de liste. Une exposition prolongée au froid peut provoquer un choc thermique irréversible. Il vaut mieux les emballer soigneusement et les transporter dans votre véhicule personnel, après avoir réchauffé l’habitacle.

Les appareils électroniques comme les téléviseurs, les systèmes audio et les ordinateurs demeurent aussi vulnérables. Le froid intense peut endommager certains composants internes. Des couvertures épaisses ou des housses isolantes permettent de limiter les effets du gel pendant le transport. À destination, vous devriez attendre quelques heures avant de les brancher afin qu’ils atteignent progressivement la température ambiante.

<p>Déménager en hiver comporte des défis réels, mais il offre aussi des avantages financiers et logistiques non négligeables. Une préparation rigoureuse, une attention particulière à la sécurité et une protection adéquate de vos biens font toute la différence. En adoptant ces bonnes pratiques, vous transformez un déménagement hivernal en une expérience beaucoup plus simple et rassurante.

Sources :

Gouvernement du Québec, conseils de sécurité hivernale : https://www.quebec.ca/sante/conseils-et-prevention/securite-et-prevention-accidents/securite-hiver

Taux fixe ou variable : Comment choisir le bon selon votre profil

Si vous êtes en train de magasiner une hypothèque, vous vous poserez forcément cette question : vaut-il mieux choisir un taux fixe ou variable? C’est l’une des décisions les plus importantes, et aussi l’une des plus mal comprises.

Le taux fixe ou variable ne change pas uniquement vos paiements mensuels. Il influence votre flexibilité, votre tranquillité d’esprit, et parfois même votre capacité à réaliser d’autres projets. Je vous explique ici les vraies différences entre ces deux options, et surtout, comment choisir celle qui vous conviendra le mieux selon votre profil.

Comprendre la différence entre taux fixe et taux variable

Un taux fixe signifie que votre taux d’intérêt reste identique pendant toute la durée du terme choisi. Vous connaissez à l’avance vos paiements mensuels, et ils ne changeront pas, peu importe ce qui se passe avec les taux du marché. C’est une option rassurante, surtout si vous avez un budget serré ou peu de marge de manœuvre financière.

Un taux variable, à l’inverse, est lié au taux directeur de la Banque du Canada. Quand celui-ci change, votre taux hypothécaire peut aussi varier. Cela peut entraîner une modification du montant des intérêts que vous payez et parfois même de vos versements mensuels.

Ce choix peut sembler technique ou théorique, mais dans la réalité, il touche des enjeux très concrets : votre stabilité financière, votre tolérance au risque, et votre capacité à réagir aux imprévus.

Taux fixe ou variable : ce que votre profil dit de vous

Il n’existe pas de réponse unique à la question « faut-il choisir un taux fixe ou variable ? ». La bonne option dépend avant tout de votre situation personnelle. Voici comment j’aborde cette discussion avec mes clients.

Si vous avez un budget fixe ou serré, que vous êtes premier acheteur ou que l’idée de fluctuations vous inquiète, un taux fixe est souvent la meilleure option. Il vous permet de planifier avec précision, sans craindre les hausses soudaines du marché. C’est particulièrement rassurant dans un contexte économique instable.

Si, au contraire, vous avez une bonne marge de manœuvre financière, que vous êtes à l’aise avec un peu d’incertitude ou que vous prévoyez vendre ou refinancer dans les prochaines années, un taux variable peut être intéressant. Historiquement, les taux variables ont souvent permis d’économiser sur les intérêts, à condition d’être prêt à vivre avec une certaine instabilité.

Il y a aussi l’élément de flexibilité contractuelle à considérer. Les taux variables sont souvent assortis de pénalités de résiliation moins élevées que les taux fixes. Si vous prévoyez changer de propriété ou faire des ajustements à votre prêt avant la fin du terme, ce facteur peut devenir déterminant.

Enfin, votre vision du marché peut aussi jouer un rôle. Si les taux sont déjà élevés et que les prévisions indiquent une baisse, un taux variable pourrait devenir plus avantageux avec le temps. À l’inverse, si les taux sont bas mais que des hausses sont attendues, le taux fixe offre une meilleure protection.

Un choix qui va au-delà du taux

Beaucoup de gens choisissent leur hypothèque en regardant uniquement le chiffre affiché, le taux le plus bas du moment. Mais ce que je dis souvent à mes clients, c’est que le meilleur taux n’est pas toujours celui qui coûte le moins cher à court terme. C’est celui qui vous permet de rester serein, aligné avec vos objectifs, et capable de réagir si les choses changent.

Par exemple, j’ai accompagné un couple de jeunes parents récemment. Leur priorité était la stabilité : savoir exactement ce qu’ils auraient à payer, mois après mois, pour mieux gérer leur budget familial. Même si le taux variable offrait un léger avantage sur papier, on a opté ensemble pour un taux fixe. Parce que dans leur réalité, la tranquillité d’esprit n’avait pas de prix.

Un autre client, investisseur immobilier, avait quant à lui besoin de flexibilité. Il savait qu’il allait refinancer dans deux ans pour un nouveau projet. Le taux variable, avec ses conditions de sortie plus souples, était clairement la meilleure option, même avec une part d’incertitude à court terme.

Chaque scénario est unique. Et c’est pour ça qu’un accompagnement personnalisé fait toute la différence.

Ce que je vous propose

Mon travail, ce n’est pas de vous pousser vers une option ou une autre. C’est de vous aider à comprendre ce qui se cache derrière chaque choix. Je vous présente les chiffres, bien sûr, mais aussi les implications réelles. Et je vous pose les bonnes questions : qu’est-ce que vous attendez de votre hypothèque ? Qu’est-ce qui vous stresserait ? Qu’est-ce qui compte le plus pour vous, maintenant et dans quelques années ?

En prenant le temps de faire ce travail en amont, on évite les mauvaises surprises. Et on fait des choix qui vous ressemblent.

Si vous hésitez entre un taux fixe ou variable, je vous invite à prendre rendez-vous avec moi. On fera ensemble le point sur votre situation, et je vous aiderai à prendre une décision éclairée, en toute confiance.

Le lien pour réserver une rencontre est juste ici.

 

Ce qui influence vraiment votre taux hypothécaire

Lorsque vous commencez à chercher une propriété, l’une des premières questions que vous entendrez sera : « Quel est le taux hypothécaire en ce moment? »

Et ce n’est pas pour rien. Le taux hypothécaire est l’un des éléments les plus déterminants dans le coût total d’un emprunt. Pourtant, beaucoup de futurs acheteurs ignorent ce qui se cache réellement derrière ce chiffre. Est-ce uniquement une donnée imposée par les banques? Est-ce le même pour tout le monde? Et peut-on vraiment le négocier?

Dans cet article, nous démystifions ce qui influence vraiment votre taux hypothécaire, pour que vous puissiez mieux comprendre ce qui se joue en arrière-plan et prendre des décisions plus éclairées.

L’origine du taux hypothécaire

Le taux hypothécaire, c’est le pourcentage d’intérêt que vous devrez payer sur le montant emprunté pour l’achat de votre propriété. C’est ce taux qui détermine en grande partie le montant de vos paiements mensuels, mais aussi le coût total de votre hypothèque sur plusieurs années.

Il est fixé au moment où vous signez votre contrat hypothécaire, que ce soit avec une banque, une caisse, ou un courtier hypothécaire. Mais contrairement à une idée reçue, ce taux ne sort pas d’un chapeau. Il est basé sur des facteurs bien précis, à la fois économiques, institutionnels et personnels.

Les facteurs économiques qui dictent le taux hypothécaire

En toile de fond, le taux hypothécaire est d’abord influencé par la situation économique globale du pays. Deux éléments clés sont à surveiller :

D’abord, le taux directeur de la Banque du Canada. C’est un taux de base qui est révisé huit fois par année. Lorsque ce taux monte, il devient plus coûteux pour les institutions financières d’emprunter elles-mêmes de l’argent. Elles répercutent donc cette hausse sur les consommateurs, notamment en augmentant leurs taux hypothécaires. À l’inverse, quand le taux directeur baisse, cela peut entraîner une diminution des taux offerts, bien que cela ne soit pas toujours immédiat ou proportionnel.

Ensuite, il y a les rendements des obligations gouvernementales, en particulier les obligations de cinq ans. Ces rendements servent de référence pour établir les taux hypothécaires fixes. Si le rendement augmente, les taux fixes suivent souvent la tendance. Ces mouvements reflètent les attentes du marché en matière d’inflation et de croissance économique.

Il est donc essentiel de garder à l’esprit que même si vous n’avez aucun contrôle direct sur ces données, elles ont un impact concret sur ce que vous paierez pour votre hypothèque.

L’influence de votre profil personnel sur votre taux

Au-delà du contexte économique, votre propre situation financière joue un rôle déterminant dans le taux hypothécaire qu’on vous proposera. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le taux n’est pas nécessairement le même pour tout le monde.

Les prêteurs analysent plusieurs aspects de votre profil :

  1. Vos revenus et votre stabilité d’emploi : Plus vos revenus sont élevés et stables, plus vous êtes perçu comme un emprunteur fiable.
  2. Votre dossier de crédit : Un bon historique de crédit démontre votre capacité à bien gérer vos dettes et à respecter vos engagements financiers. Un score plus élevé peut mener à un meilleur taux.
  3. Le montant de votre mise de fonds : Plus vous investissez dès le départ, moins vous avez à emprunter. Cela diminue le risque pour le prêteur. Une mise de fonds de 20 % ou plus vous permet également d’éviter l’assurance hypothécaire (SCHL), ce qui représente des économies importantes.

Chaque élément vient moduler la perception de risque qu’a le prêteur à votre égard. Moins vous représentez un risque, plus vous avez de chances d’obtenir un taux avantageux.

Pourquoi comparer est essentiel

Avec autant de variables en jeu, il est normal de se sentir dépassé… ou de croire que le premier taux proposé est forcément le bon. Pourtant, chaque point de pourcentage compte. Sur 25 ans, un écart minime peut représenter plusieurs milliers de dollars.

 

C’est là que j’interviens. Mon rôle, comme courtier hypothécaire, c’est de magasiner pour vous. En fonction de votre profil et de vos objectifs, je peux négocier les meilleures conditions possibles auprès de plusieurs prêteurs — et vous aider à comprendre ce que chaque option implique réellement.

Vous êtes à l’étape où vous voulez mieux comprendre ce qui pourrait influencer le taux qu’on vous offrira ? Prenez rendez-vous pour une discussion personnalisée ici.

Auto-construction au Québec : tout ce qu’il faut savoir sur le financement

Construire votre maison de vos propres mains, c’est bien plus qu’un projet immobilier. Pour beaucoup de familles québécoises, c’est l’expression d’un mode de vie, d’un désir de liberté, de contrôle, et parfois même d’un retour à l’essentiel. Que ce soit pour économiser, éviter les compromis d’un modèle standardisé, ou vivre dans un lieu réellement à votre image, l’auto-construction peut être une aventure gratifiante. Mais ce rêve s’accompagne de défis bien concrets, en particulier au moment de financer votre projet. Car une auto-construction ne se finance pas comme une maison neuve achetée chez un constructeur. Le parcours est plus complexe, dans cet article, je décortique pour vous tout ce qu’il faut savoir pour obtenir un financement adapté à une auto-construction au Québec, des premières étapes jusqu’aux subtilités du refinancement. Avec des conseils pratiques, des chiffres à jour, et des pistes pour structurer votre projet avec confiance.

Etablir un budget pour une auto-construction au Québec

La première étape, avant même de penser aux démarches bancaires, consiste à établir un budget solide. Ce n’est pas l’étape la plus glamour, mais c’est sans doute la plus cruciale. Un bon budget doit tenir compte des coûts de matériaux, de la main-d’œuvre (y compris celle que vous ne pourrez pas faire vous-même), mais aussi des imprévus. Et ces derniers ne sont pas rares dans un chantier d’auto-construction. On recommande généralement une marge de sécurité de 10 à 15 %.

Vient ensuite la question de la mise de fonds. La norme tourne autour de 20 %, mais il y a de la flexibilité selon les situations. Par exemple, si votre terrain est libre de dettes, sa valeur peut être utilisée comme mise de fonds. Cela représente un avantage non négligeable, surtout si le terrain a pris de la valeur depuis son achat. Il est aussi possible, dans certains cas, de négocier une hypothèque partielle sur le terrain pour vous permettre de dégager plus de liquidités et faciliter la gestion de votre projet.

Le prêt n’est pas versé en une seule fois

Le prêt hypothécaire pour auto-construction est débloqué en plusieurs tranches, qu’on appelle des « déboursés ». En moyenne, on parle de 3 à 5 déboursés principaux. Bien que ce nombre puisse varier d’un prêteur à l’autre et selon la taille du projet. Ces versements suivent l’avancement des travaux : excavation, fondations, structure, fermeture extérieure, puis finitions intérieures. Chaque tranche est versée après validation d’une inspection mandatée par la banque.

Il est important de noter que la banque conserve une réserve de 15 % à chaque étape, ce qu’on appelle la « retenue ou la réserve ».

Par exemple, si vous demandez 100 000 $, vous recevrez plutôt 85 000 $, le reste étant remis à la fin du projet. Cela signifie que vous devrez couvrir certains coûts initiaux vous-même avant d’être remboursé.

Disposer de liquidités ou d’une marge de crédit devient donc essentiel pour assurer la continuité du chantier. Une bonne gestion de votre trésorerie, combinée à une anticipation des délais entre les déboursés, peut faire toute la différence.
C’est souvent ce qui sépare un projet fluide d’un arrêt de travaux imprévu.

Terrain et construction : faut-il un prêt combiné?

Si vous devez également financer l’achat du terrain, deux avenues principales s’offrent à vous. La première : opter pour un prêt combiné qui couvre à la fois l’achat du terrain et la construction. Cette solution simplifie le processus, car elle regroupe tout sous un même dossier de financement. Elle peut être avantageuse si vous êtes prêt à débuter les travaux rapidement après l’acquisition du terrain.

La seconde option consiste à procéder en deux étapes distinctes : financer d’abord l’achat du terrain, puis attendre quelques années avant de lancer la construction. C’est un choix judicieux si vous avez besoin de temps pour consolider vos liquidités ou finaliser vos plans. En attendant, votre terrain prend potentiellement de la valeur. Ce qui augmente l’équité que vous pourrez utiliser comme mise de fonds lorsque vous serez prêt à entamer la construction. Ce type de montage progressif peut vous offrir plus de flexibilité et vous aider à présenter un dossier plus solide au moment de contracter le prêt construction.

Les documents à fournir pour obtenir un prêt d’auto-construction

Le financement d’une auto-construction ne repose pas uniquement sur votre capacité à rembourser : il s’agit aussi de rassurer le prêteur sur la viabilité et la rigueur de votre projet. C’est pourquoi le dossier à fournir est souvent plus complet que pour une hypothèque classique.

Les institutions vous demanderont d’abord des plans détaillés de la maison à construire, réalisés par un architecte ou un technologue. Ces documents permettent de comprendre l’envergure et la faisabilité technique du projet. À cela s’ajoute un échéancier des travaux, qui doit démontrer que vous avez une vision claire du déroulement de la construction, étape par étape.

Une estimation des coûts, produite par un entrepreneur ou un estimateur reconnu, est aussi généralement exigée. Elle permet à la banque de vérifier que le budget est réaliste par rapport à la portée des travaux.

Du côté administratif, vous devrez présenter les permis municipaux obligatoires ainsi qu’une assurance chantier couvrant les risques liés à la construction (vol, incendie, dommages, etc.).

Enfin, attendez-vous à des inspections régulières : la banque mandate un évaluateur à chaque étape clé pour confirmer l’avancement avant de débloquer le prochain déboursé. Ces inspections sont essentielles pour sécuriser le financement… mais elles impliquent aussi que votre projet soit bien structuré du début à la fin.

À savoir :

Tant que la maison n’est pas livrée, vous remboursez uniquement les intérêts sur les sommes déjà déboursées. Cette formule allège la pression financière durant la construction, puisque vous ne payez pas encore le capital. Une fois les travaux terminés, la banque convertit le tout en hypothèque résidentielle standard, avec un amortissement classique.

C’est aussi le moment stratégique pour revoir vos conditions de prêt. Si la valeur finale de la maison est supérieure à ce qui était initialement prévu, ce qui est souvent le cas si les travaux ont été bien gérés, vous pouvez refinancer dans de meilleures conditions. Cela permet non seulement de profiter d’un taux plus bas, mais aussi de rembourser des marges de crédit ou des emprunts temporaires utilisés en cours de route.

Attention aux maisons préfabriquées; de plus en plus de familles optent pour des maisons préfabriquées, partiellement livrées, puis complétées par auto-construction. Si c’est votre cas, attention : ce type de projet est encore plus complexe à financer et peut restreindre le nombre de prêteurs disponibles. Aimeriez-vous plus d’informations sur le sujet?

Une auto-construction bien planifiée peut être jusqu’à 30 % moins chère qu’une maison neuve clé en main, selon les estimations du secteur. Mais chaque étape demande de la vigilance, des connaissances financières solides et un bon accompagnement.

Pour savoir si votre projet est réaliste, l’idéal est d’en discuter dès maintenant avec un courtier hypothécaire sur christianraymond.com.

 

Taux fixe ou variable : au-delà des chiffres – Partie 2

Dans la première partie de cet article, nous avons vu que, selon les données historiques, le taux variable l’emporte souvent sur le taux fixe en matière de coût total d’une hypothèque. Mais les chiffres ne suffisent pas à eux seuls pour prendre une décision. Ici, nous allons voir ce qui ne se retrouve pas dans les statistiques : l’impact concret d’une hausse de taux, la différence de pénalités entre fixe et variable, la flexibilité de l’amortissement… et même le rôle de vos émotions dans ce choix.

Et si les taux augmentent… est-ce vraiment dramatique?


L’une des plus grandes craintes quand on parle de taux variable, c’est la peur de voir ses paiements exploser si les taux montent. C’est une inquiétude légitime, mais elle est souvent amplifiée par une mauvaise compréhension des chiffres.

Prenons un exemple concret : un prêt hypothécaire de 300 000 $, amorti sur 25 ans, à un taux variable de 2 %. Le paiement mensuel se situe autour de 1 272 $. Maintenant, imaginons un scénario extrême où ce taux double pour atteindre 4 %. Le paiement grimpe alors à environ 1 584 $ par mois. Ce n’est pas une mince affaire, mais ce n’est pas non plus une catastrophe : on parle d’une hausse de 312 $, soit environ 25 % de plus par mois — pas 100 % comme certains pourraient le croire.

Ce qu’il faut retenir ici, c’est que même dans un scénario défavorable, le taux variable demeure gérable pour plusieurs ménages, surtout s’ils ont anticipé un peu de flexibilité dans leur budget. Et il existe des options pour limiter l’impact de ces hausses, comme les prêts à taux variable à paiement fixe, où ce n’est pas le montant mensuel qui change, mais la répartition entre capital et intérêts. En clair, vous continuez à payer le même montant chaque mois, mais vous remboursez un peu moins de capital tant que les taux sont plus élevés. Ce n’est pas idéal, mais c’est une stratégie qui peut offrir de la stabilité sans renoncer aux avantages du variable.

Pourquoi la pénalité hypothécaire devrait peser dans la balance


Beaucoup de gens pensent qu’ils vont garder leur hypothèque jusqu’à la fin de leur terme, donc que la pénalité en cas de sortie n’a pas d’importance. Mais la réalité est souvent bien différente. Selon les données canadiennes, la durée moyenne avant de briser un terme hypothécaire est d’environ 38 mois — soit à peine un peu plus de trois ans. Ça veut dire que beaucoup d’emprunteurs n’atteignent jamais les cinq ans promis au départ.

Et quand la vie décide de bousculer les plans, les raisons sont nombreuses : un divorce, un décès, une perte d’emploi, une grossesse surprise, un changement de ville pour le travail, un voisin infernal, ou encore un parent qui revient vivre à la maison avec les enfants après une séparation. Bref, ce sont des scénarios courants… mais rarement anticipés.

Et c’est là que la différence entre les types de taux devient très concrète. Si vous avez un taux variable, la pénalité est simple : trois mois d’intérêt. C’est prévisible, souvent abordable, et facile à digérer. En revanche, avec un taux fixe, la pénalité est beaucoup plus floue — et souvent bien plus salée. Elle est calculée selon la méthode du « différentiel de taux » (ou IRD – Interest Rate Differential), ce qui revient à faire payer à l’emprunteur le manque à gagner de la banque sur le reste du terme. Résultat? Des pénalités de plusieurs milliers, voire dizaines de milliers de dollars dans certains cas.

Alors même si vous pensez aujourd’hui ne pas avoir à sortir de votre prêt avant terme, il est important de rester lucide : la vie change vite, et un taux variable peut représenter une forme de protection, justement parce qu’il est plus flexible en cas de sortie imprévue.

Hausse de taux? L’amortissement peut être votre meilleur allié


L’un des avantages souvent sous-estimés du prêt hypothécaire, c’est sa souplesse d’adaptation, surtout lorsqu’on travaille avec un bon courtier. Par exemple, si vous avez choisi un taux variable et que les taux augmentent à un point où votre paiement mensuel devient plus lourd à supporter, vous n’êtes pas coincé. Il est possible de jouer avec l’amortissement pour rééquilibrer le tout.

Prenons un cas concret : vous avez signé en 2021 un prêt de 300 000 $ à un taux variable de 2 %, amorti sur 25 ans. Votre paiement mensuel était d’environ 1 271 $. Après trois ans de hausses successives des taux, vous en avez assez : vous voulez passer au taux fixe pour retrouver une stabilité. En 2024, votre solde hypothécaire est d’environ 271 400 $, et le meilleur taux fixe disponible est maintenant à 4 %. Si on garde votre amortissement résiduel (22 ans), votre nouveau paiement grimpe à 1 543 $/mois — un bon saut par rapport à vos débuts.

Mais voici l’option maligne : en réétalant l’amortissement sur 30 ans, votre paiement redescend à environ 1 291 $/mois. Soit seulement 20 $ de plus que ce que vous payiez initialement. Résultat? Vous retrouvez de l’oxygène dans votre budget, sans être obligé de renoncer à votre maison ou de faire des sacrifices majeurs.

Évidemment, allonger l’amortissement augmente le coût total des intérêts à long terme. Mais il ne faut pas voir cette décision comme définitive : dès que les taux redescendent, vous pourrez raccourcir de nouveau l’amortissement pour reprendre le rythme et rembourser plus rapidement. Ce qui compte, c’est la flexibilité — et votre capacité à vous adapter à l’évolution du contexte économique sans compromettre votre stabilité financière. Je vous en parle plus en détails dans cet article de blogue : https://christianraymond.com/prolonger-lamortissement-hypothecaire-soulagera-vos-paiements/

Et si ce n’était pas les chiffres… mais vos émotions qui décidaient?


C’est peut-être la partie la plus délicate à aborder, mais aussi la plus cruciale : dans le choix entre taux fixe et taux variable, ce n’est pas toujours la logique qui l’emporte. C’est souvent l’émotion.

Quand je parle avec mes clients, je ressens parfois une peur viscérale du taux variable. « Et si les taux montent? », « Et si mon paiement devient trop élevé? », « Et si je perds le contrôle de mes finances? ». Ces inquiétudes sont légitimes. Mais elles viennent souvent du cerveau émotionnel, celui qui cherche la sécurité immédiate, pas forcément la solution la plus avantageuse à long terme.

Le problème, c’est que ce réflexe émotionnel vous coûte cher. Très cher. Parce que les données le démontrent : le taux variable est historiquement plus rentable. Et surtout, il existe aujourd’hui des produits et des options qui rendent le taux variable beaucoup plus gérable qu’avant : paiements fixes, conversion possible en taux fixe, stratégie de gestion du risque, etc.

En tant que courtier, je ne gagne pas plus si vous choisissez un produit plutôt qu’un autre. Mon rôle, c’est de vous conseiller avec les bons outils, les bonnes données, et surtout avec votre intérêt à long terme en tête. Vous venez me voir pour mon expertise — alors mon travail, c’est aussi de vous aider à dépasser cette peur.

Alors posez-vous la vraie question :
Voulez-vous prendre une décision qui vous rassure à court terme, mais qui engraisse les profits des banques?
Ou êtes-vous prêt·e à faire confiance aux chiffres, à votre plan budgétaire, et à choisir la solution qui garde votre argent dans vos poches?

Parce qu’au final, ce n’est pas votre peur qui paiera votre maison.

Pour voir la vidéo complète :

Taux fixe ou taux variable : que disent les chiffres?

C’est une des grandes questions qu’on se pose lorsqu’on magasine une hypothèque, que ce soit pour un achat, un renouvellement ou un refinancement : dois-je choisir un taux fixe ou un taux variable? La réponse rapide : ça dépend mais les statistiques me font pencher vers une option plus qu’une autre. Avant de vous lancer tête première dans un contrat de 5 ans avec la première offre venue, prenez le temps d’analyser ce que disent les données… et ce que la réalité vous réserve vraiment. Dans cet article de blogue, nous allons parler chiffres pour prendre la bonne décision.

Ce que disent les chiffres sur les taux fixes et variables


Regardons d’abord les faits. Si on se fie aux données historiques compilées par Ratehub, dans les 17 dernières années, le taux variable a été plus avantageux pendant 14 années.
Voici un aperçu des taux moyens sur cette période (Voir le tableau ici) :
– 2020 : Fixe 5 ans à 1,39 % vs Variable 5 ans à 0,99 %
– 2021 : Fixe 5 ans à 1,39 % vs Variable 5 ans à 0,85 %
– 2022 : Fixe 5 ans à 1,39 % vs Variable 5 ans à 0,85 %
– 2023 : Fixe 5 ans à 4,29 % vs Variable 5 ans à 5,30 %

À l’exception de quelques périodes spécifiques, le taux variable s’est avéré moins coûteux que le taux fixe.
Et si on remonte encore plus loin, jusqu’en 1975, les statistiques montrent encore une nette tendance : le taux variable est généralement moins coûteux que le taux fixe sur une longue période. Données de la Banque du Canada.

Donc pourquoi entend-on encore :
👉 « Si tu veux dormir tranquille, prends le taux fixe »? Parce que c’est rassurant, ou pour donner l’argent aux banques?
Soyons honnête : « Si tu veux donner plus d’argent à la banque pour rien, prends le taux fixe. »

Les données historiques démontrent que, bien que le taux fixe offre une « fausse » tranquillité d’esprit, le taux variable a souvent permis des économies substantielles sur le coût total de l’hypothèque. Il est donc essentiel d’évaluer vos objectifs financiers et votre tolérance au risque avant de faire un choix.

Taux variable ou fixe : avantages et inconvénients


Quand on compare les taux fixes et les taux variables, les statistiques sont plutôt claires : sur une longue période, le taux variable l’emporte presque toujours.

Le taux fixe a longtemps été perçu comme le choix « sécuritaire ». Et pour cause : il offre une stabilité absolue. Votre taux ne bouge pas pendant toute la durée de votre terme, peu importe ce que fait le marché. Si les taux montent en flèche, vous êtes protégé. Votre paiement reste le même, mois après mois. Pour certains, cette prévisibilité est rassurante, surtout quand le budget est serré ou qu’on dort mal à l’idée d’un changement soudain.

Mais cette tranquillité a un prix. Si les taux baissent, vous restez coincé avec un taux plus élevé. Et surtout, le taux fixe est historiquement plus coûteux que le taux variable. Sans compter les pénalités importantes en cas de résiliation anticipée, qui peuvent grimper à plusieurs milliers de dollars selon le moment et l’écart entre les taux.

Le taux variable, lui, évolue au gré des décisions de la Banque du Canada. Il peut donc monter… ou descendre. C’est ce qui en fait une option moins prévisible, mais généralement plus avantageuse financièrement, tel que vu dans les statistiques précédemment. En plus d’un coût moyen plus bas sur le long terme, le taux variable offre une souplesse précieuse : vous pouvez souvent le convertir en taux fixe à tout moment si vous sentez que les hausses s’en viennent, et si jamais vous devez résilier votre hypothèque, la pénalité est bien plus clémente — trois mois d’intérêt, point. C’est souvent un facteur décisif pour ceux qui anticipent des changements de vie dans les prochaines années (bébé, relocalisation, séparation, etc.).

Cela dit, le taux variable ne convient pas à tout le monde. Il faut avoir une certaine tolérance au risque, ou à tout le moins, une bonne compréhension de votre budget. Même si certaines institutions offrent des taux variables à paiement fixe, il demeure possible que votre versement fluctue légèrement au fil des hausses et baisses, ce qui peut générer de l’anxiété si vos marges de manœuvre financières sont limitées.

→ Dans la deuxième partie, nous verrons l’impact réel d’une hausse de taux, pourquoi la pénalité hypothécaire change souvent la donne, comment l’amortissement peut sauver votre budget, et pourquoi vos émotions ont souvent plus de poids que les chiffres.

Pour voir la vidéo complète :

 

Voici comment protéger son dossier de crédit en 30 secondes

Au Québec, vous pouvez désormais protéger votre dossier de crédit grâce à un outil simple et efficace : le gel de crédit. En effet, ce gel, aussi appelé gel de sécurité, est désormais disponible auprès des deux principaux bureaux de crédit au Canada, c’est-à-dire Equifax et TransUnion.

Les risques de vol d’identité

Chaque année, des milliers de Canadiens sont victimes de vol d’identité. Selon Statistique Canada, près de 20 % des Canadiens ont déclaré avoir été touchés par un acte de cybercriminalité. Incluant le vol d’identité, en 2022. Cela peut se produire lorsque quelqu’un réussit à obtenir vos informations personnelles. Comme votre numéro d’assurance sociale, votre date de naissance ou encore votre adresse. Un fraudeur qui met la main sur vos renseignements personnels peut ouvrir des comptes bancaires, contracter des prêts ou faire des achats importants à votre nom — sans que vous le sachiez. Le problème, c’est que ces activités peuvent avoir un impact direct sur votre dossier de crédit et votre capacité future à obtenir du financement. Il est donc essentiel de rester vigilant et de mettre en place des mesures de protection.

Comment protéger son dossier de crédit ?

Concrètement, ce gel permet de restreindre l’accès à votre dossier de crédit. Activez le gel de crédit pour bloquer automatiquement toute tentative d’ouverture de compte sans votre autorisation. Même si un fraudeur tente de demander un prêt ou une carte de crédit à votre nom, la demande sera automatiquement bloquée tant que votre dossier de crédit est gelé.

L’objectif est simple : prévenir les tentatives de fraude ou de vol d’identité. À une époque où les usurpations d’identité sont en hausse, il s’agit d’une mesure de prévention extrêmement utile.

Le fonctionnement est très simple. Il suffit d’avoir un compte en ligne actif chez Equifax ou TransUnion. Une fois connecté, vous activez ou désactivez le gel avec un simple clic sur le cadenas. D’ailleurs, il n’y a pas de limite de durée : vous pouvez geler ou dégeler votre dossier aussi souvent que vous le souhaitez, en fonction de votre situation.

Les avantages du gel de crédit

Quand vous activez le gel de crédit, les créanciers qui tentent de consulter votre dossier pour une nouvelle demande de prêt reçoivent un message leur indiquant qu’il est temporairement inaccessible. Cette simple barrière suffit à bloquer toute tentative non autorisée de crédit ou d’ouverture de compte à votre nom.

Le gel de crédit n’affecte pas vos comptes existants.
Les créanciers avec qui vous faites déjà affaire peuvent continuer à mettre à jour votre dossier.
Vos paiements, votre historique et vos activités financières sont toujours rapportés à Equifax et TransUnion.

Autre avantage : le gel n’affecte pas votre cote de crédit. Vous pouvez continuer à utiliser vos cartes de crédit, faire vos paiements et gérer vos comptes comme d’habitude.

En somme, c’est un outil simple, discret et efficace pour mieux contrôler qui peut accéder à vos informations. C’est particulièrement utile si vous avez déjà été victime de fraude. Ou si vous préférez prendre les devants pour protéger votre identité.

Si vous avez des questions sur votre dossier de crédit, n’hésitez pas à me contacter.

 

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Peut-on obtenir une hypothèque avec un revenu d’invalidité au Québec ?

La réponse courte : oui c’est possible d’obtenir une hypothèque avec un revenu d’invalidité ! Mais…Il faut savoir à quoi s’attendre. En tant que courtier hypothécaire, je reçois régulièrement des appels de personnes en situation d’invalidité, qui se demandent si elles peuvent accéder à la propriété ou refinancer leur maison malgré un revenu temporaire ou une rente. La réponse n’est pas toujours simple, mais une chose est sûre : chaque situation est unique, et il existe des solutions.

Ce que les prêteurs regardent vraiment avec un revenu d’invalidité

Avant tout, les prêteurs veulent s’assurer que vous serez en mesure d’effectuer vos paiements mensuels. Lorsque le revenu provient d’une rente d’invalidité, ce qui fait la différence, c’est sa stabilité. Une rente permanente ou de longue durée est généralement mieux perçue, car elle s’inscrit dans le temps. À l’inverse, un revenu temporaire, sans date claire de retour au travail, peut rendre le dossier plus complexe.

Cela dit, ce n’est pas impossible d’obtenir une hypothèque avec un revenu d’invalidité. Il faut simplement bien structurer le dossier.

Quelques points à votre avantage

Si vous avez une date de retour au travail prévue, accompagnée d’une confirmation écrite de votre employeur, cela renforce votre dossier, mais ce n’est pas absolument nécessaire. Si l’invalidité est de longue durée ou permanente, le revenu est généralement accepté, parfois même bonifié (par exemple, 25 % de plus est considéré s’il est non imposable). Vous pouvez avoir un co-emprunteur, avoir une autre personne sur le prêt (conjoint, parent, etc.) avec un revenu stable peut faire toute la différence.

Une bonne gestion de vos finances avec une bonne cote de crédit, ça rassure les prêteurs. Si votre historique de crédit est solide, il peut compenser un revenu plus limité. Sans oublier la mise de fonds ou équité élevée, plus vous investissez dans le projet (ou plus vous avez d’équité en cas de refinancement), moins le risque est grand pour le prêteur. Par exemple, certaines institutions acceptent de considérer un revenu d’invalidité bonifié lorsqu’il est versé régulièrement depuis plusieurs mois. D’autres prêteurs sont plus ouverts à des situations atypiques, tant que le reste du dossier est solide (cote de crédit, épargne, stabilité résidentielle, etc.).

Un accompagnement essentiel pour une meilleure stratégie

Dans ce type de situation, un courtier hypothécaire devient un allié précieux. On prend le temps de comprendre votre réalité, vos sources de revenus, vos projets — et on bâtit un dossier qui a du sens.

Obtenir une hypothèque avec un revenu d’invalidité, c’est possible — à condition d’avoir un bon accompagnement et une stratégie adaptée. Ce n’est pas votre situation qui pose problème, c’est souvent la manière dont elle est présentée aux prêteurs.

Si vous êtes dans une situation d’invalidité, temporaire ou permanente, et que vous vous posez des questions sur vos options, je suis là pour vous aider. Mon rôle, c’est d’analyser avec vous ce qui est possible, de vous éviter des refus inutiles et de maximiser vos chances de succès.

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Sources  mentionnées :

  1. La Presse – « Hypothèque en arrêt de travail : ce qu’il faut savoir » (2023) : https://www.lapresse.ca/affaires/2023-04-14/arret-de-travail-et-hypotheque.php
  2. Gouvernement du Canada – Produits d’assurance hypothécaire : https://www.canada.ca/fr/agence-consommation-matiere-financiere/services/hypotheques/produit-assurance-hypothecaire.html

La vidéo détaillée : 

Prolonger l’amortissement hypothécaire pour soulager vos paiements mensuels

Les taux hypothécaires ont bondi depuis 2021, bouleversant les finances de milliers de propriétaires au Québec. Malgré plusieurs baisses du taux directeur depuis juin 2024 – les taux d’intérêt restent plus élevés qu’avant la pandémie. Dans ce contexte, beaucoup de propriétaires se retrouveront avec des paiements mensuels plus lourds au moment du renouvellement. Allonger l’amortissement hypothécaire de votre prêt devient alors une stratégie pertinente, pour alléger vos paiements, sans compromettre votre stabilité financière.

Qu’est-ce que l’amortissement hypothécaire ?

Avant de parler de stratégie, voyons ensemble ce que signifie l’amortissement. Ça désigne la durée prévue pour rembourser l’intégralité de votre prêt hypothécaire. Au Canada, la durée maximale pour un prêt varie entre 25 et 30 ans selon certaines conditions.

Plus l’amortissement est long, plus les paiements mensuels sont petits. Mais plus les intérêts payés sur la durée du prêt sont élevés.

Prenons un exemple

Un couple achète une maison de 500 000 $ en 2019 avec une mise de fonds de 20 %. Soit un prêt de 400 000 $ à un taux de 2 % amorti sur 25 ans. Leur paiement mensuel était alors de 1 694 $. Cinq ans plus tard, leur solde hypothécaire est d’environ 335 000 $ et ils doivent renouveler. Or, les taux étaient autour d’environ 4,5 %. S’ils conservent leur amortissement restant de 20 ans, leur paiement grimperait à 2 112 $ par mois. Soit une hausse de plus de 400 $ par mois. En revanche, s’ils choisissent de remettre l’amortissement à 25 ou 30 ans, ils pourraient ramener leur paiement à 1 855 $ ou même 1 689 $. Soit pratiquement l’équivalent de ce qu’ils payaient à l’origine.

Les avantages d’un amortissement prolongé

Prolonger l’amortissement hypothécaire permet de garder un paiement mensuel plus raisonnable. Ainsi de rester dans son budget initialement prévu. Cela peut faire une grande différence dans un contexte où tout coûte plus cher : alimentation, essence, frais de garde, etc. Vous pouvez ainsi, maintenir des habitudes d’épargne importantes, comme les contributions au REER ou au CELI.

De plus, si vous souhaitez refinancer pour des rénovations, un projet d’investissement ou une consolidation de dettes, un amortissement plus long baisse votre ratio d’endettement, ce qui peut augmenter votre capacité d’emprunt.

Une fois que les taux redescendent comme nous le vivons présentement, il peut être avantageux de maintenir le paiement mensuel identique afin de diminuer l’amortissement de nouveau, parce que sinon, sur le long terme, vous paierez plus d’intérêt qu’originalement prévue.

L’objectif est de continuer à faire les mêmes versements mensuels, même si le paiement minimum baisse. De cette façon, vous réduisez à nouveau l’amortissement total et vous reprenez plus rapidement le remboursement du capital.

Par exemple, si après cinq ans à 4,5 %, votre solde est de 305 000 $ et que les taux redescendent à 3 %, le paiement mensuel pourrait tomber à 1 444 $.

Si le budget le permet, vous pourriez maintenir un paiement mensuel de 1 685 $, ainsi vous accélérez le remboursement et ramèneriez votre amortissement de 25 ans à environ 20 ans. C’est un autre levier puissant et je vous en parle dans cet article de blogue : Pourquoi changer la fréquence des versements de son prêt hypothécaire ?

Les limites à connaître avant d’allonger l’amortissement

Allonger l’amortissement hypothécaire n’est pas sans conséquences. Vous paierez plus d’intérêts sur la durée du prêt, et vous resterez endetté plus longtemps. Ce n’est pas nécessairement un enjeu capital puisqu’en général, votre propriété va continuer d’augmenter en valeur dans le temps, ce qui continuera à augmenter l’équité existante dans votre propriété.

De plus, certaines personnes utilisent cette stratégie pour régler des dettes de consommation à répétition (voyages, véhicules récréatifs, etc.). Si c’est votre cas, soyez prudent. Un refinancement peut vous aider à souffler, mais il doit s’accompagner d’une réflexion budgétaire pour ne pas retomber dans les mêmes habitudes et ne pas remplir à nouveau les cartes et marges !

En revanche, pour un projet d’investissement immobilier ou une stratégie d’épargne bien planifiée (comme optimiser vos retours d’impôt avec le REER pour alimenter votre CELI), le refinancement et l’amortissement allongé peuvent être des outils très rentables.

Comprendre l’amortissement hypothécaire est essentiel

Selon un article de La Presse publié en février 2024, plus de 1,5 million d’hypothèques au Canada devront être renouvelées d’ici 2026. Plusieurs de ces emprunteurs passeront d’un taux autour de 2 % à des taux autour de 4,5 % ou plus. Allonger l’amortissement est donc une stratégie de plus en plus utilisée pour absorber ce choc économique.

De son côté, l’Association canadienne de l’immeuble notait que les versements hypothécaires ont augmenté en moyenne de 20 à 40 % pour les renouvellements depuis 2022.

Dans un marché où les taux d’intérêt restent élevés, l’amortissement hypothécaire est un levier puissant pour conserver une certaine stabilité financière. L’essentiel, c’est de rester stratégique. Utiliser cet outil pour passer le cap, puis ajuster votre approche une fois le contexte plus favorable.

Faites-vous accompagner. Que ce soit pour un renouvellement, un refinancement ou un projet immobilier, je suis là pour vous guider avec une stratégie adaptée à votre réalité.

Pour me contacter, c’est par ici.

 

Financer un « Tiny home » au Québec : Quoi savoir avant de se lancer ?

Au Québec, l’engouement pour les mini-maisons (ou Tiny home), également appelées « tiny houses », est en pleine expansion. Ces habitations compactes séduisent de plus en plus de personnes en quête d’une vie simplifiée, écologique et abordable. Cependant, avant de se lancer dans un tel projet, il est essentiel de comprendre les implications, notamment en matière de financement et de réglementation.

Qu’est-ce qu’une « tiny home » ?

Les mini-maisons sont des habitations dont la superficie est généralement inférieure à 1 000 pieds carrés, la majorité se situant même en dessous de 400 pieds carrés. Elles peuvent être fixes, c’est-à-dire construites sur des fondations permanentes, ou mobiles, montées sur des remorques pour être déplacées au gré des besoins. Cette tendance, originaire des États-Unis, a gagné en popularité après la crise des subprimes en 2008, offrant une alternative économique à la propriété traditionnelle. Selon Unpointcinq, l’intérêt pour ce type de logement ne cesse de croître au Québec, en raison de son accessibilité financière et de son mode de vie simplifié.

Avec la hausse constante des prix de l’immobilier, les mini-maisons offrent une alternative plus abordable pour accéder à la propriété. Elles séduisent également par leur approche minimaliste, encourageant un mode de vie simplifié qui réduit la consommation matérielle et l’empreinte écologique. En plus de ces considérations économiques et environnementales, les mini-maisons offrent une flexibilité précieuse. Elles permettent de changer de lieu de résidence sans les contraintes habituelles liées à la vente d’une propriété traditionnelle, offrant ainsi une plus grande liberté aux propriétaires qui souhaitent adapter leur cadre de vie à leurs besoins changeants.

Les obstacles au financement des mini maisons

Financer une mini-maison peut s’avérer plus complexe que prévu. Les institutions financières imposent des critères stricts, notamment en ce qui concerne la superficie habitable minimale.

Si vous envisagez d’acheter une mini-maison de moins de 400 pieds carrés, sachez qu’elle risque de ne pas être admissible à un prêt hypothécaire classique. Les prêteurs considèrent souvent ces propriétés comme trop petites pour assurer une revente facile, ce qui augmente leur niveau de risque.

Les « tiny home » quant à elles, posent un autre défi. Puisqu’elles ne sont pas fixées en permanence à un terrain, elles sont généralement classées comme des biens mobiliers plutôt que comme des biens immobiliers. Résultat : elles ne sont pas éligibles aux prêts hypothécaires classiques et doivent être financées par un prêt personnel. Ces prêts comportent souvent des taux d’intérêt plus élevés de 7 à 10% et des conditions de remboursement bien moins avantageuses (moins de 15 ans) qu’un prêt hypothécaire standard.

C’est un élément important à considérer avant d’opter pour ce type d’habitation, car son investissement peut finalement vous coûter aussi cher qu’une maison traditionnelle.

Bien que les mini-maisons offrent une alternative abordable et écologique, elles ne conviennent pas nécessairement à tous les acheteurs. Il est crucial d’évaluer son mode de vie, ses besoins en espace et ses attentes à long terme avant d’investir. De plus, bien se renseigner sur les options de financement et les règles municipales permet d’éviter les mauvaises surprises. En tant que courtier hypothécaire, je suis là pour vous guider dans ce processus et explorer avec vous les meilleures stratégies pour concrétiser votre projet immobilier. N’hésitez pas à me contacter pour discuter de votre situation et trouver ensemble une solution adaptée.

Pour aller plus loin sur ce sujet et découvrir des solutions adaptées à votre projet, consultez notre vidéo explicative sur YouTube. https://christianraymond.com/besoin-dune-hypotheque/