Taux fixe ou variable : Comment choisir le bon selon votre profil

Si vous êtes en train de magasiner une hypothèque, vous vous poserez forcément cette question : vaut-il mieux choisir un taux fixe ou variable? C’est l’une des décisions les plus importantes, et aussi l’une des plus mal comprises.

Le taux fixe ou variable ne change pas uniquement vos paiements mensuels. Il influence votre flexibilité, votre tranquillité d’esprit, et parfois même votre capacité à réaliser d’autres projets. Je vous explique ici les vraies différences entre ces deux options, et surtout, comment choisir celle qui vous conviendra le mieux selon votre profil.

Comprendre la différence entre taux fixe et taux variable

Un taux fixe signifie que votre taux d’intérêt reste identique pendant toute la durée du terme choisi. Vous connaissez à l’avance vos paiements mensuels, et ils ne changeront pas, peu importe ce qui se passe avec les taux du marché. C’est une option rassurante, surtout si vous avez un budget serré ou peu de marge de manœuvre financière.

Un taux variable, à l’inverse, est lié au taux directeur de la Banque du Canada. Quand celui-ci change, votre taux hypothécaire peut aussi varier. Cela peut entraîner une modification du montant des intérêts que vous payez et parfois même de vos versements mensuels.

Ce choix peut sembler technique ou théorique, mais dans la réalité, il touche des enjeux très concrets : votre stabilité financière, votre tolérance au risque, et votre capacité à réagir aux imprévus.

Taux fixe ou variable : ce que votre profil dit de vous

Il n’existe pas de réponse unique à la question « faut-il choisir un taux fixe ou variable ? ». La bonne option dépend avant tout de votre situation personnelle. Voici comment j’aborde cette discussion avec mes clients.

Si vous avez un budget fixe ou serré, que vous êtes premier acheteur ou que l’idée de fluctuations vous inquiète, un taux fixe est souvent la meilleure option. Il vous permet de planifier avec précision, sans craindre les hausses soudaines du marché. C’est particulièrement rassurant dans un contexte économique instable.

Si, au contraire, vous avez une bonne marge de manœuvre financière, que vous êtes à l’aise avec un peu d’incertitude ou que vous prévoyez vendre ou refinancer dans les prochaines années, un taux variable peut être intéressant. Historiquement, les taux variables ont souvent permis d’économiser sur les intérêts, à condition d’être prêt à vivre avec une certaine instabilité.

Il y a aussi l’élément de flexibilité contractuelle à considérer. Les taux variables sont souvent assortis de pénalités de résiliation moins élevées que les taux fixes. Si vous prévoyez changer de propriété ou faire des ajustements à votre prêt avant la fin du terme, ce facteur peut devenir déterminant.

Enfin, votre vision du marché peut aussi jouer un rôle. Si les taux sont déjà élevés et que les prévisions indiquent une baisse, un taux variable pourrait devenir plus avantageux avec le temps. À l’inverse, si les taux sont bas mais que des hausses sont attendues, le taux fixe offre une meilleure protection.

Un choix qui va au-delà du taux

Beaucoup de gens choisissent leur hypothèque en regardant uniquement le chiffre affiché, le taux le plus bas du moment. Mais ce que je dis souvent à mes clients, c’est que le meilleur taux n’est pas toujours celui qui coûte le moins cher à court terme. C’est celui qui vous permet de rester serein, aligné avec vos objectifs, et capable de réagir si les choses changent.

Par exemple, j’ai accompagné un couple de jeunes parents récemment. Leur priorité était la stabilité : savoir exactement ce qu’ils auraient à payer, mois après mois, pour mieux gérer leur budget familial. Même si le taux variable offrait un léger avantage sur papier, on a opté ensemble pour un taux fixe. Parce que dans leur réalité, la tranquillité d’esprit n’avait pas de prix.

Un autre client, investisseur immobilier, avait quant à lui besoin de flexibilité. Il savait qu’il allait refinancer dans deux ans pour un nouveau projet. Le taux variable, avec ses conditions de sortie plus souples, était clairement la meilleure option, même avec une part d’incertitude à court terme.

Chaque scénario est unique. Et c’est pour ça qu’un accompagnement personnalisé fait toute la différence.

Ce que je vous propose

Mon travail, ce n’est pas de vous pousser vers une option ou une autre. C’est de vous aider à comprendre ce qui se cache derrière chaque choix. Je vous présente les chiffres, bien sûr, mais aussi les implications réelles. Et je vous pose les bonnes questions : qu’est-ce que vous attendez de votre hypothèque ? Qu’est-ce qui vous stresserait ? Qu’est-ce qui compte le plus pour vous, maintenant et dans quelques années ?

En prenant le temps de faire ce travail en amont, on évite les mauvaises surprises. Et on fait des choix qui vous ressemblent.

Si vous hésitez entre un taux fixe ou variable, je vous invite à prendre rendez-vous avec moi. On fera ensemble le point sur votre situation, et je vous aiderai à prendre une décision éclairée, en toute confiance.

Le lien pour réserver une rencontre est juste ici.

 

Ce qui influence vraiment votre taux hypothécaire

Lorsque vous commencez à chercher une propriété, l’une des premières questions que vous entendrez sera : « Quel est le taux hypothécaire en ce moment? »

Et ce n’est pas pour rien. Le taux hypothécaire est l’un des éléments les plus déterminants dans le coût total d’un emprunt. Pourtant, beaucoup de futurs acheteurs ignorent ce qui se cache réellement derrière ce chiffre. Est-ce uniquement une donnée imposée par les banques? Est-ce le même pour tout le monde? Et peut-on vraiment le négocier?

Dans cet article, nous démystifions ce qui influence vraiment votre taux hypothécaire, pour que vous puissiez mieux comprendre ce qui se joue en arrière-plan et prendre des décisions plus éclairées.

L’origine du taux hypothécaire

Le taux hypothécaire, c’est le pourcentage d’intérêt que vous devrez payer sur le montant emprunté pour l’achat de votre propriété. C’est ce taux qui détermine en grande partie le montant de vos paiements mensuels, mais aussi le coût total de votre hypothèque sur plusieurs années.

Il est fixé au moment où vous signez votre contrat hypothécaire, que ce soit avec une banque, une caisse, ou un courtier hypothécaire. Mais contrairement à une idée reçue, ce taux ne sort pas d’un chapeau. Il est basé sur des facteurs bien précis, à la fois économiques, institutionnels et personnels.

Les facteurs économiques qui dictent le taux hypothécaire

En toile de fond, le taux hypothécaire est d’abord influencé par la situation économique globale du pays. Deux éléments clés sont à surveiller :

D’abord, le taux directeur de la Banque du Canada. C’est un taux de base qui est révisé huit fois par année. Lorsque ce taux monte, il devient plus coûteux pour les institutions financières d’emprunter elles-mêmes de l’argent. Elles répercutent donc cette hausse sur les consommateurs, notamment en augmentant leurs taux hypothécaires. À l’inverse, quand le taux directeur baisse, cela peut entraîner une diminution des taux offerts, bien que cela ne soit pas toujours immédiat ou proportionnel.

Ensuite, il y a les rendements des obligations gouvernementales, en particulier les obligations de cinq ans. Ces rendements servent de référence pour établir les taux hypothécaires fixes. Si le rendement augmente, les taux fixes suivent souvent la tendance. Ces mouvements reflètent les attentes du marché en matière d’inflation et de croissance économique.

Il est donc essentiel de garder à l’esprit que même si vous n’avez aucun contrôle direct sur ces données, elles ont un impact concret sur ce que vous paierez pour votre hypothèque.

L’influence de votre profil personnel sur votre taux

Au-delà du contexte économique, votre propre situation financière joue un rôle déterminant dans le taux hypothécaire qu’on vous proposera. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le taux n’est pas nécessairement le même pour tout le monde.

Les prêteurs analysent plusieurs aspects de votre profil :

  1. Vos revenus et votre stabilité d’emploi : Plus vos revenus sont élevés et stables, plus vous êtes perçu comme un emprunteur fiable.
  2. Votre dossier de crédit : Un bon historique de crédit démontre votre capacité à bien gérer vos dettes et à respecter vos engagements financiers. Un score plus élevé peut mener à un meilleur taux.
  3. Le montant de votre mise de fonds : Plus vous investissez dès le départ, moins vous avez à emprunter. Cela diminue le risque pour le prêteur. Une mise de fonds de 20 % ou plus vous permet également d’éviter l’assurance hypothécaire (SCHL), ce qui représente des économies importantes.

Chaque élément vient moduler la perception de risque qu’a le prêteur à votre égard. Moins vous représentez un risque, plus vous avez de chances d’obtenir un taux avantageux.

Pourquoi comparer est essentiel

Avec autant de variables en jeu, il est normal de se sentir dépassé… ou de croire que le premier taux proposé est forcément le bon. Pourtant, chaque point de pourcentage compte. Sur 25 ans, un écart minime peut représenter plusieurs milliers de dollars.

 

C’est là que j’interviens. Mon rôle, comme courtier hypothécaire, c’est de magasiner pour vous. En fonction de votre profil et de vos objectifs, je peux négocier les meilleures conditions possibles auprès de plusieurs prêteurs — et vous aider à comprendre ce que chaque option implique réellement.

Vous êtes à l’étape où vous voulez mieux comprendre ce qui pourrait influencer le taux qu’on vous offrira ? Prenez rendez-vous pour une discussion personnalisée ici.

Auto-construction au Québec : tout ce qu’il faut savoir sur le financement

Construire votre maison de vos propres mains, c’est bien plus qu’un projet immobilier. Pour beaucoup de familles québécoises, c’est l’expression d’un mode de vie, d’un désir de liberté, de contrôle, et parfois même d’un retour à l’essentiel. Que ce soit pour économiser, éviter les compromis d’un modèle standardisé, ou vivre dans un lieu réellement à votre image, l’auto-construction peut être une aventure gratifiante. Mais ce rêve s’accompagne de défis bien concrets, en particulier au moment de financer votre projet. Car une auto-construction ne se finance pas comme une maison neuve achetée chez un constructeur. Le parcours est plus complexe, dans cet article, je décortique pour vous tout ce qu’il faut savoir pour obtenir un financement adapté à une auto-construction au Québec, des premières étapes jusqu’aux subtilités du refinancement. Avec des conseils pratiques, des chiffres à jour, et des pistes pour structurer votre projet avec confiance.

Etablir un budget pour une auto-construction au Québec

La première étape, avant même de penser aux démarches bancaires, consiste à établir un budget solide. Ce n’est pas l’étape la plus glamour, mais c’est sans doute la plus cruciale. Un bon budget doit tenir compte des coûts de matériaux, de la main-d’œuvre (y compris celle que vous ne pourrez pas faire vous-même), mais aussi des imprévus. Et ces derniers ne sont pas rares dans un chantier d’auto-construction. On recommande généralement une marge de sécurité de 10 à 15 %.

Vient ensuite la question de la mise de fonds. La norme tourne autour de 20 %, mais il y a de la flexibilité selon les situations. Par exemple, si votre terrain est libre de dettes, sa valeur peut être utilisée comme mise de fonds. Cela représente un avantage non négligeable, surtout si le terrain a pris de la valeur depuis son achat. Il est aussi possible, dans certains cas, de négocier une hypothèque partielle sur le terrain pour vous permettre de dégager plus de liquidités et faciliter la gestion de votre projet.

Le prêt n’est pas versé en une seule fois

Le prêt hypothécaire pour auto-construction est débloqué en plusieurs tranches, qu’on appelle des « déboursés ». En moyenne, on parle de 3 à 5 déboursés principaux. Bien que ce nombre puisse varier d’un prêteur à l’autre et selon la taille du projet. Ces versements suivent l’avancement des travaux : excavation, fondations, structure, fermeture extérieure, puis finitions intérieures. Chaque tranche est versée après validation d’une inspection mandatée par la banque.

Il est important de noter que la banque conserve une réserve de 15 % à chaque étape, ce qu’on appelle la « retenue ou la réserve ».

Par exemple, si vous demandez 100 000 $, vous recevrez plutôt 85 000 $, le reste étant remis à la fin du projet. Cela signifie que vous devrez couvrir certains coûts initiaux vous-même avant d’être remboursé.

Disposer de liquidités ou d’une marge de crédit devient donc essentiel pour assurer la continuité du chantier. Une bonne gestion de votre trésorerie, combinée à une anticipation des délais entre les déboursés, peut faire toute la différence.
C’est souvent ce qui sépare un projet fluide d’un arrêt de travaux imprévu.

Terrain et construction : faut-il un prêt combiné?

Si vous devez également financer l’achat du terrain, deux avenues principales s’offrent à vous. La première : opter pour un prêt combiné qui couvre à la fois l’achat du terrain et la construction. Cette solution simplifie le processus, car elle regroupe tout sous un même dossier de financement. Elle peut être avantageuse si vous êtes prêt à débuter les travaux rapidement après l’acquisition du terrain.

La seconde option consiste à procéder en deux étapes distinctes : financer d’abord l’achat du terrain, puis attendre quelques années avant de lancer la construction. C’est un choix judicieux si vous avez besoin de temps pour consolider vos liquidités ou finaliser vos plans. En attendant, votre terrain prend potentiellement de la valeur. Ce qui augmente l’équité que vous pourrez utiliser comme mise de fonds lorsque vous serez prêt à entamer la construction. Ce type de montage progressif peut vous offrir plus de flexibilité et vous aider à présenter un dossier plus solide au moment de contracter le prêt construction.

Les documents à fournir pour obtenir un prêt d’auto-construction

Le financement d’une auto-construction ne repose pas uniquement sur votre capacité à rembourser : il s’agit aussi de rassurer le prêteur sur la viabilité et la rigueur de votre projet. C’est pourquoi le dossier à fournir est souvent plus complet que pour une hypothèque classique.

Les institutions vous demanderont d’abord des plans détaillés de la maison à construire, réalisés par un architecte ou un technologue. Ces documents permettent de comprendre l’envergure et la faisabilité technique du projet. À cela s’ajoute un échéancier des travaux, qui doit démontrer que vous avez une vision claire du déroulement de la construction, étape par étape.

Une estimation des coûts, produite par un entrepreneur ou un estimateur reconnu, est aussi généralement exigée. Elle permet à la banque de vérifier que le budget est réaliste par rapport à la portée des travaux.

Du côté administratif, vous devrez présenter les permis municipaux obligatoires ainsi qu’une assurance chantier couvrant les risques liés à la construction (vol, incendie, dommages, etc.).

Enfin, attendez-vous à des inspections régulières : la banque mandate un évaluateur à chaque étape clé pour confirmer l’avancement avant de débloquer le prochain déboursé. Ces inspections sont essentielles pour sécuriser le financement… mais elles impliquent aussi que votre projet soit bien structuré du début à la fin.

À savoir :

Tant que la maison n’est pas livrée, vous remboursez uniquement les intérêts sur les sommes déjà déboursées. Cette formule allège la pression financière durant la construction, puisque vous ne payez pas encore le capital. Une fois les travaux terminés, la banque convertit le tout en hypothèque résidentielle standard, avec un amortissement classique.

C’est aussi le moment stratégique pour revoir vos conditions de prêt. Si la valeur finale de la maison est supérieure à ce qui était initialement prévu, ce qui est souvent le cas si les travaux ont été bien gérés, vous pouvez refinancer dans de meilleures conditions. Cela permet non seulement de profiter d’un taux plus bas, mais aussi de rembourser des marges de crédit ou des emprunts temporaires utilisés en cours de route.

Attention aux maisons préfabriquées; de plus en plus de familles optent pour des maisons préfabriquées, partiellement livrées, puis complétées par auto-construction. Si c’est votre cas, attention : ce type de projet est encore plus complexe à financer et peut restreindre le nombre de prêteurs disponibles. Aimeriez-vous plus d’informations sur le sujet?

Une auto-construction bien planifiée peut être jusqu’à 30 % moins chère qu’une maison neuve clé en main, selon les estimations du secteur. Mais chaque étape demande de la vigilance, des connaissances financières solides et un bon accompagnement.

Pour savoir si votre projet est réaliste, l’idéal est d’en discuter dès maintenant avec un courtier hypothécaire sur christianraymond.com.

 

Peut-on obtenir une hypothèque avec un revenu d’invalidité au Québec ?

La réponse courte : oui c’est possible d’obtenir une hypothèque avec un revenu d’invalidité ! Mais…Il faut savoir à quoi s’attendre. En tant que courtier hypothécaire, je reçois régulièrement des appels de personnes en situation d’invalidité, qui se demandent si elles peuvent accéder à la propriété ou refinancer leur maison malgré un revenu temporaire ou une rente. La réponse n’est pas toujours simple, mais une chose est sûre : chaque situation est unique, et il existe des solutions.

Ce que les prêteurs regardent vraiment avec un revenu d’invalidité

Avant tout, les prêteurs veulent s’assurer que vous serez en mesure d’effectuer vos paiements mensuels. Lorsque le revenu provient d’une rente d’invalidité, ce qui fait la différence, c’est sa stabilité. Une rente permanente ou de longue durée est généralement mieux perçue, car elle s’inscrit dans le temps. À l’inverse, un revenu temporaire, sans date claire de retour au travail, peut rendre le dossier plus complexe.

Cela dit, ce n’est pas impossible d’obtenir une hypothèque avec un revenu d’invalidité. Il faut simplement bien structurer le dossier.

Quelques points à votre avantage

Si vous avez une date de retour au travail prévue, accompagnée d’une confirmation écrite de votre employeur, cela renforce votre dossier, mais ce n’est pas absolument nécessaire. Si l’invalidité est de longue durée ou permanente, le revenu est généralement accepté, parfois même bonifié (par exemple, 25 % de plus est considéré s’il est non imposable). Vous pouvez avoir un co-emprunteur, avoir une autre personne sur le prêt (conjoint, parent, etc.) avec un revenu stable peut faire toute la différence.

Une bonne gestion de vos finances avec une bonne cote de crédit, ça rassure les prêteurs. Si votre historique de crédit est solide, il peut compenser un revenu plus limité. Sans oublier la mise de fonds ou équité élevée, plus vous investissez dans le projet (ou plus vous avez d’équité en cas de refinancement), moins le risque est grand pour le prêteur. Par exemple, certaines institutions acceptent de considérer un revenu d’invalidité bonifié lorsqu’il est versé régulièrement depuis plusieurs mois. D’autres prêteurs sont plus ouverts à des situations atypiques, tant que le reste du dossier est solide (cote de crédit, épargne, stabilité résidentielle, etc.).

Un accompagnement essentiel pour une meilleure stratégie

Dans ce type de situation, un courtier hypothécaire devient un allié précieux. On prend le temps de comprendre votre réalité, vos sources de revenus, vos projets — et on bâtit un dossier qui a du sens.

Obtenir une hypothèque avec un revenu d’invalidité, c’est possible — à condition d’avoir un bon accompagnement et une stratégie adaptée. Ce n’est pas votre situation qui pose problème, c’est souvent la manière dont elle est présentée aux prêteurs.

Si vous êtes dans une situation d’invalidité, temporaire ou permanente, et que vous vous posez des questions sur vos options, je suis là pour vous aider. Mon rôle, c’est d’analyser avec vous ce qui est possible, de vous éviter des refus inutiles et de maximiser vos chances de succès.

👉 Pour discuter de votre situation en toute confiance.

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Sources  mentionnées :

  1. La Presse – « Hypothèque en arrêt de travail : ce qu’il faut savoir » (2023) : https://www.lapresse.ca/affaires/2023-04-14/arret-de-travail-et-hypotheque.php
  2. Gouvernement du Canada – Produits d’assurance hypothécaire : https://www.canada.ca/fr/agence-consommation-matiere-financiere/services/hypotheques/produit-assurance-hypothecaire.html

La vidéo détaillée : 

Prolonger l’amortissement hypothécaire pour soulager vos paiements mensuels

Les taux hypothécaires ont bondi depuis 2021, bouleversant les finances de milliers de propriétaires au Québec. Malgré plusieurs baisses du taux directeur depuis juin 2024 – les taux d’intérêt restent plus élevés qu’avant la pandémie. Dans ce contexte, beaucoup de propriétaires se retrouveront avec des paiements mensuels plus lourds au moment du renouvellement. Allonger l’amortissement hypothécaire de votre prêt devient alors une stratégie pertinente, pour alléger vos paiements, sans compromettre votre stabilité financière.

Qu’est-ce que l’amortissement hypothécaire ?

Avant de parler de stratégie, voyons ensemble ce que signifie l’amortissement. Ça désigne la durée prévue pour rembourser l’intégralité de votre prêt hypothécaire. Au Canada, la durée maximale pour un prêt varie entre 25 et 30 ans selon certaines conditions.

Plus l’amortissement est long, plus les paiements mensuels sont petits. Mais plus les intérêts payés sur la durée du prêt sont élevés.

Prenons un exemple

Un couple achète une maison de 500 000 $ en 2019 avec une mise de fonds de 20 %. Soit un prêt de 400 000 $ à un taux de 2 % amorti sur 25 ans. Leur paiement mensuel était alors de 1 694 $. Cinq ans plus tard, leur solde hypothécaire est d’environ 335 000 $ et ils doivent renouveler. Or, les taux étaient autour d’environ 4,5 %. S’ils conservent leur amortissement restant de 20 ans, leur paiement grimperait à 2 112 $ par mois. Soit une hausse de plus de 400 $ par mois. En revanche, s’ils choisissent de remettre l’amortissement à 25 ou 30 ans, ils pourraient ramener leur paiement à 1 855 $ ou même 1 689 $. Soit pratiquement l’équivalent de ce qu’ils payaient à l’origine.

Les avantages d’un amortissement prolongé

Prolonger l’amortissement hypothécaire permet de garder un paiement mensuel plus raisonnable. Ainsi de rester dans son budget initialement prévu. Cela peut faire une grande différence dans un contexte où tout coûte plus cher : alimentation, essence, frais de garde, etc. Vous pouvez ainsi, maintenir des habitudes d’épargne importantes, comme les contributions au REER ou au CELI.

De plus, si vous souhaitez refinancer pour des rénovations, un projet d’investissement ou une consolidation de dettes, un amortissement plus long baisse votre ratio d’endettement, ce qui peut augmenter votre capacité d’emprunt.

Une fois que les taux redescendent comme nous le vivons présentement, il peut être avantageux de maintenir le paiement mensuel identique afin de diminuer l’amortissement de nouveau, parce que sinon, sur le long terme, vous paierez plus d’intérêt qu’originalement prévue.

L’objectif est de continuer à faire les mêmes versements mensuels, même si le paiement minimum baisse. De cette façon, vous réduisez à nouveau l’amortissement total et vous reprenez plus rapidement le remboursement du capital.

Par exemple, si après cinq ans à 4,5 %, votre solde est de 305 000 $ et que les taux redescendent à 3 %, le paiement mensuel pourrait tomber à 1 444 $.

Si le budget le permet, vous pourriez maintenir un paiement mensuel de 1 685 $, ainsi vous accélérez le remboursement et ramèneriez votre amortissement de 25 ans à environ 20 ans. C’est un autre levier puissant et je vous en parle dans cet article de blogue : Pourquoi changer la fréquence des versements de son prêt hypothécaire ?

Les limites à connaître avant d’allonger l’amortissement

Allonger l’amortissement hypothécaire n’est pas sans conséquences. Vous paierez plus d’intérêts sur la durée du prêt, et vous resterez endetté plus longtemps. Ce n’est pas nécessairement un enjeu capital puisqu’en général, votre propriété va continuer d’augmenter en valeur dans le temps, ce qui continuera à augmenter l’équité existante dans votre propriété.

De plus, certaines personnes utilisent cette stratégie pour régler des dettes de consommation à répétition (voyages, véhicules récréatifs, etc.). Si c’est votre cas, soyez prudent. Un refinancement peut vous aider à souffler, mais il doit s’accompagner d’une réflexion budgétaire pour ne pas retomber dans les mêmes habitudes et ne pas remplir à nouveau les cartes et marges !

En revanche, pour un projet d’investissement immobilier ou une stratégie d’épargne bien planifiée (comme optimiser vos retours d’impôt avec le REER pour alimenter votre CELI), le refinancement et l’amortissement allongé peuvent être des outils très rentables.

Comprendre l’amortissement hypothécaire est essentiel

Selon un article de La Presse publié en février 2024, plus de 1,5 million d’hypothèques au Canada devront être renouvelées d’ici 2026. Plusieurs de ces emprunteurs passeront d’un taux autour de 2 % à des taux autour de 4,5 % ou plus. Allonger l’amortissement est donc une stratégie de plus en plus utilisée pour absorber ce choc économique.

De son côté, l’Association canadienne de l’immeuble notait que les versements hypothécaires ont augmenté en moyenne de 20 à 40 % pour les renouvellements depuis 2022.

Dans un marché où les taux d’intérêt restent élevés, l’amortissement hypothécaire est un levier puissant pour conserver une certaine stabilité financière. L’essentiel, c’est de rester stratégique. Utiliser cet outil pour passer le cap, puis ajuster votre approche une fois le contexte plus favorable.

Faites-vous accompagner. Que ce soit pour un renouvellement, un refinancement ou un projet immobilier, je suis là pour vous guider avec une stratégie adaptée à votre réalité.

Pour me contacter, c’est par ici.

 

Financer un « Tiny home » au Québec : Quoi savoir avant de se lancer ?

Au Québec, l’engouement pour les mini-maisons (ou Tiny home), également appelées « tiny houses », est en pleine expansion. Ces habitations compactes séduisent de plus en plus de personnes en quête d’une vie simplifiée, écologique et abordable. Cependant, avant de se lancer dans un tel projet, il est essentiel de comprendre les implications, notamment en matière de financement et de réglementation.

Qu’est-ce qu’une « tiny home » ?

Les mini-maisons sont des habitations dont la superficie est généralement inférieure à 1 000 pieds carrés, la majorité se situant même en dessous de 400 pieds carrés. Elles peuvent être fixes, c’est-à-dire construites sur des fondations permanentes, ou mobiles, montées sur des remorques pour être déplacées au gré des besoins. Cette tendance, originaire des États-Unis, a gagné en popularité après la crise des subprimes en 2008, offrant une alternative économique à la propriété traditionnelle. Selon Unpointcinq, l’intérêt pour ce type de logement ne cesse de croître au Québec, en raison de son accessibilité financière et de son mode de vie simplifié.

Avec la hausse constante des prix de l’immobilier, les mini-maisons offrent une alternative plus abordable pour accéder à la propriété. Elles séduisent également par leur approche minimaliste, encourageant un mode de vie simplifié qui réduit la consommation matérielle et l’empreinte écologique. En plus de ces considérations économiques et environnementales, les mini-maisons offrent une flexibilité précieuse. Elles permettent de changer de lieu de résidence sans les contraintes habituelles liées à la vente d’une propriété traditionnelle, offrant ainsi une plus grande liberté aux propriétaires qui souhaitent adapter leur cadre de vie à leurs besoins changeants.

Les obstacles au financement des mini maisons

Financer une mini-maison peut s’avérer plus complexe que prévu. Les institutions financières imposent des critères stricts, notamment en ce qui concerne la superficie habitable minimale.

Si vous envisagez d’acheter une mini-maison de moins de 400 pieds carrés, sachez qu’elle risque de ne pas être admissible à un prêt hypothécaire classique. Les prêteurs considèrent souvent ces propriétés comme trop petites pour assurer une revente facile, ce qui augmente leur niveau de risque.

Les « tiny home » quant à elles, posent un autre défi. Puisqu’elles ne sont pas fixées en permanence à un terrain, elles sont généralement classées comme des biens mobiliers plutôt que comme des biens immobiliers. Résultat : elles ne sont pas éligibles aux prêts hypothécaires classiques et doivent être financées par un prêt personnel. Ces prêts comportent souvent des taux d’intérêt plus élevés de 7 à 10% et des conditions de remboursement bien moins avantageuses (moins de 15 ans) qu’un prêt hypothécaire standard.

C’est un élément important à considérer avant d’opter pour ce type d’habitation, car son investissement peut finalement vous coûter aussi cher qu’une maison traditionnelle.

Bien que les mini-maisons offrent une alternative abordable et écologique, elles ne conviennent pas nécessairement à tous les acheteurs. Il est crucial d’évaluer son mode de vie, ses besoins en espace et ses attentes à long terme avant d’investir. De plus, bien se renseigner sur les options de financement et les règles municipales permet d’éviter les mauvaises surprises. En tant que courtier hypothécaire, je suis là pour vous guider dans ce processus et explorer avec vous les meilleures stratégies pour concrétiser votre projet immobilier. N’hésitez pas à me contacter pour discuter de votre situation et trouver ensemble une solution adaptée.

Pour aller plus loin sur ce sujet et découvrir des solutions adaptées à votre projet, consultez notre vidéo explicative sur YouTube. https://christianraymond.com/besoin-dune-hypotheque/

 

 

Prêteurs virtuels : une option qui peut vous faire économiser des milliers de dollars Je reçois plusieurs appels de personnes qui pensent encore qu’il faut absolument passer par une grande banque pour obtenir une hypothèque. Pourtant, les prêteurs virtuels offrent en général des taux plus compétitifs, un processus plus rapide et des conditions flexibles. Pourquoi […]